Georges Braque – Sa vie (1882-1963)

1882 (13 mai) : Naissance à Argenteuil. Le grand-père de Georges Braque possède une entreprise de peinture.
1890 : La famille Braque s’installe au Havre. Le père fonde une entreprise de peinture en bâtiment.
1893 : S’inscrit aux cours du soir des Beaux-arts.
1899 : Avant de terminer ses études, entre en apprentissage chez son père, puis chez un entrepreneur en peinture décorative.
1900 : Poursuit son apprentissage de peintre-décorateur à Paris. S’inscrit aux cours de dessin de l’atelier municipal des Batignolles.
1901-1902 : Service militaire près du Havre.
1902 : S’installe à Montmartre et s’inscrit à l’académie Humbert.
1905 : Découvre les Fauves au Salon d’automne.
1906 : Première exposition au XXIIe Salon des indépendants. Du 12 juin au 11 septembre : voyage à Anvers avec Friesz où il réalise ses premières peintures fauves.
1907 : Au XXIIIe Salon des indépendants (mars), vend ses toiles au critique d’art Wilhelm Uhde et au marchand d’origine allemande Kahnweiler. Poursuit ses peintures fauves à La Ciotat avec Friesz (mai), à L’Estaque (fin septembre, puis une deuxième fois en octobre et novembre). Entre progressivement en contact avec Picasso.
1908 : Troisième séjour à L’Estaque (fin mai). Le Salon d’automne refuse les toiles présentées par Braque, au style résolument novateur. Kahnweiler les accepte aussitôt et organise la première exposition personnelle de l’artiste. Le catalogue est préfacé par Apollinaire. Le critique Louis Vauxcelles y découvre des  « cubes » : c’est la naissance du cubisme.
Collaboration de plus en plus étroite avec Picasso, quasi-quotidienne, que Braque compare à une « cordée en montagne ».
1912 : Emménage avec Octavie (dite Marcelle) Lapré. Passe l’été avec Picasso à Sorgues. Signe son premier contrat avec Kahnweiler (novembre).
1914 : Mobilisé. La galerie Kahnweiler est prise comme « bien appartenant à l’ennemi », avec toutes les toiles cubistes de Braque.
1915 : Blessé, Braque est trépané.
1916 : Démobilisé, il retourne à Sorgues.
1917 : Commence à rédiger son Cahier ; Publie « Pensées et réflexions sur la peinture » dans la revue Nord-Sud. Signe un contrat avec le marchand Léonce Rosenberg.
1918 : Commence ses Carnets de dessins.
1919 : Expose dans la galerie L’Effort Moderne de Léonce Rosenberg.
1921 : Vente de ses tableaux appartenant au séquestre Kahnweiler. A l’hôtel Drouot, boxe Léonce Rosenberg qu’il accuse de vendre ses toiles à vil prix.
1923 : Les derniers feux du cubisme se sont éteints, Braque cherche un souffle neuf. Signe un contrat avec le marchand Paul Rosenberg.
1925 : Emménage dans sa nouvelle maison-atelier construit par Auguste Perret, près du parc Montsouris à Paris.
1926  (14 novembre) : Epouse Octavie Lapré à Paris, dans le 14e arrondissement.
1929 : Se fait aménager une maison-atelier à Varengeville-sur-Mer, en Normandie.
Pendant l’Occupation, reste à Paris.
1947 : son nouveau marchand est Aimé Maeght.
1948 : Grand Prix de la peinture à la Biennale de Venise. Les éditions Maeght publient le Cahier de Georges Braque (1917-1947).
1953 : Braque réalise le plafond de la salle Henri II du Louvre.
1954 : Décoration pour le Mas Bernard à Saint-Paul-de-Vence. Crée des vitraux pour l’église de Varengeville. Entretien avec Dora Vallier dans la revue Cahiers d’art.
1960 : Exposition de son œuvre graphique à la Bibliothèque Nationale.
1961 : Exposition L’Atelier de Braque au musée du Louvre. Rencontre avec Heger de Loewenfeld.
1963 : Exposition Les Bijoux de Braque, au Musée des Arts décoratifs (mars-mai). Décès (31 août) alors que la collection « Les Bijoux de Braque » rejoint New-York à bord du paquebotFranceOraison funèbre devant la colonnade du Louvre, prononcée par André Malraux, Ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles et diffusée sur l’ORTF (3 septembre). Inhumation dans le cimetière marin de Varengeville-sur-mer (4 septembre).