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Gemmaux

Le terme Gemmail est un néologisme inventé par Jean Cocteau par la contraction de deux noms, gemmes (pierres précieuses) et vitrail.
Le Gemmail naît dans les années 30 du travail de deux hommes. Le peintre Jean Croti, dadaïste et beau frère de Marcel Duchamp, lequel colle de la poudre de verre sur une vitre (mais ce procédé trop fragile est vite abandonné) puis par Roger Malherbe-Navarre dans les années 50. Fils et frère de physiciens, il améliore cette technique en superposant des plaques et d’autres éléments de verre colorés sur une vitre rétro-éclairée, permettant d’obtenir une palette de couleur illimitée et définitivement fixés par un liant.
Les artistes choisissent dans leur œuvre peint un tableau susceptible d’être retranscrit en Gemmail.
Les gemmistes de l’atelier Malherbe, artisans du verre, travaillent alors selon les directives des grands peintres contemporains comme Picasso et Braque.
Le gemmiste devient au peintre ce que le fondeur est au sculpteur. Le peintre appose sa signature sur le Gemmail, œuvre originale et unique. Cette technique sera utilisée ensuite par Rouault, Van Dongen, Villon, Cocteau… Picasso en témoigne, « un Art nouveau est né, les Gemmaux ». Braque, toujours habité par sa formation d’artisan, s’extasie : « Si j’avais trente ans, je serais le Gemmiste Braque ». Enfin pour Cocteau, « Le Gemmail est un nouveau visage de la beauté ».

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